Petit on me disait :
n'arrache pas ta croûte du genou qui gratouille
panse plutôt l'opercule de tes veines

le sang n'essaie plus de sortir
effrayer les passant tous exsangues
sans cochonnerie sur le bord des pommettes
simplement des passants
une sorte de mirage

c'est ton sang
la tourbe enflammée
qui brûle nos visages
qui rougeoient
et d'autres visages derrière nous
germent
et d'autres derrière eux phosphorescents
fusionnent

depuis je garde toutes mes croûtes
contre le harcèlement des mouches bleues,
malgré mes cagneux surexposés
aux montagnes tranchantes
sans les petits vallons bout mousse

parfois elles ne tiennent presque plus
il ne faut plus s'assoir
et dormir dans des caissons sourds
aux gravités
aller, comme le petit poucet retourne
vers soi
croûte par croûte dans la forêt

ma croute perdue
je vais nu
sans ouverture facile je suis
le sachet qui facilement énerve.
© Tous les droits sont réservés ; la reproduction partielle ou complète des textes et autres contenus présents sur le site est strictement interdite sans l'autorisation écrite des auteurs et sans mention de la source. Toute personne contrevenant à ces dispositions s'expose à des poursuites judiciaires.